La Tunisie entend renforcer sa coopération avec le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe, un partenaire financier déjà engagé dans plusieurs projets d’infrastructures du pays. Cette perspective a été abordée lors d’une rencontre tenue le 19 octobre 2026 entre le ministre tunisien de l’Équipement et de l’Habitat, chargé également de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Slah Zouari, et une délégation du Fonds en visite de travail en Tunisie.

Selon les informations communiquées par le ministère et relayées par l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), les discussions ont porté sur les projets bénéficiant déjà du soutien du Fonds, notamment dans les domaines des routes et des infrastructures, ainsi que sur les possibilités d’élargir cette coopération à de nouvelles opérations de développement.

Les représentants du Fonds koweïtien ont réaffirmé leur disponibilité à poursuivre leur accompagnement financier de la Tunisie et à contribuer au financement d’autres projets.

Les infrastructures au cœur des perspectives d’investissement

La question du financement des infrastructures occupe une place centrale dans les échanges entre les deux parties. Les projets routiers et les équipements structurants nécessitent en effet la mobilisation de ressources financières importantes, souvent inscrites dans des programmes de développement à moyen et long terme.

La rencontre du 19 octobre traduit ainsi une volonté de poursuivre le dialogue autour du financement des investissements publics, tout en examinant les possibilités d’une nouvelle contribution du Fonds koweïtien.

À ce stade, aucun montant supplémentaire, nouveau projet précisément identifié ou calendrier de financement n’a été annoncé à l’issue de cette rencontre.

L’intérêt de cette démarche réside donc avant tout dans les perspectives qu’elle ouvre pour la préparation et le financement éventuel de futures opérations d’infrastructures.

Une coopération financière inscrite dans la durée

La relation entre la Tunisie et le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe s’inscrit dans une coopération ancienne.

Selon les archives officielles du Fonds, la Tunisie figure parmi ses premiers pays bénéficiaires. Dès décembre 1963, l’institution avait accordé un financement au projet de développement de la vallée de la Medjerda, dans sa première phase.

D’autres interventions ont suivi, notamment dans le secteur de l’énergie, avec le projet de centrale électrique de La Goulette en 1967, puis dans les infrastructures aéroportuaires, avec le développement de l’aéroport de Tunis-Carthage en 1975.

Ces références illustrent la diversité historique des domaines d’intervention du Fonds en Tunisie, au-delà du seul secteur routier.

La reprise des discussions autour de nouveaux financements s’inscrit ainsi dans la continuité d’une relation de coopération économique et technique établie depuis plusieurs décennies.

Quelles perspectives pour les entreprises du BTP ?

Pour les professionnels de la construction et du génie civil, la mobilisation de financements internationaux constitue un élément important dans la préparation des programmes d’infrastructures.

Sous réserve de leur concrétisation, de nouveaux financements pourraient contribuer à soutenir des opérations nécessitant des prestations de travaux publics, d’ingénierie, d’études techniques ou de fourniture de matériaux et d’équipements.

Les retombées éventuelles pour les entreprises dépendront toutefois de la nature des projets retenus, de leurs modalités de réalisation et des procédures de passation des marchés.

Aucune nouvelle consultation ni attribution de travaux n’a été annoncée dans le cadre de la rencontre du 19 octobre.

Vers une nouvelle étape de la coopération Tunisie–Koweït ?

En réaffirmant sa disposition à accompagner de nouveaux projets de développement, le Fonds koweïtien confirme son intérêt pour la poursuite de sa coopération avec la Tunisie.

Pour les autorités tunisiennes, l’enjeu sera désormais de traduire ces échanges en projets identifiés, assortis de programmes d’investissement, de plans de financement et de calendriers de réalisation.

La rencontre, à laquelle ont également participé le directeur général des Ponts et Chaussées et plusieurs cadres du ministère, constitue ainsi une étape de dialogue autour du financement des infrastructures.

L’évolution de cette coopération dépendra des prochaines décisions de financement et de l’identification des projets susceptibles de bénéficier de l’appui du Fonds koweïtien.