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Une nouvelle étape technique franchie sur le chantier

Situé à environ 50 kilomètres au sud de Dakar, le futur port de Ndayane constitue l’un des principaux projets d’infrastructures maritimes en cours de réalisation au Sénégal.

Le 27 juillet 2026, le groupe émirati DP World, partenaire du projet, a annoncé l’achèvement des principaux travaux de dragage, avec treize mois d’avance sur les prévisions initiales.

Cette étape technique permet d’engager plus rapidement les travaux de construction des quais et des autres ouvrages de génie civil maritime.

Les opérations ont notamment porté sur l’aménagement d’un chenal de navigation de 5 kilomètres, dragué à une profondeur de 20 mètres, d’un bassin d’évitage de 600 mètres et d’une zone d’accostage de 875 mètres.

Selon DP World, plus de 95 % des matériaux excavés étaient constitués de roches solides, dont certaines présentaient une résistance à la compression supérieure à 100 mégapascals.

Malgré ces contraintes géologiques, les travaux ont été réalisés sans recours au dynamitage, grâce à des techniques de dragage spécialisées.

Un investissement de 1,2 milliard de dollars

Le développement du port de Ndayane représente un investissement annoncé de 1,2 milliard de dollars, selon DP World et les autorités sénégalaises.

Le projet est développé dans le cadre d’un partenariat associant le groupe émirati, l’État du Sénégal et British International Investment (BII), institution britannique de financement du développement.

Il répond notamment aux limites foncières et opérationnelles du port actuel de Dakar, situé dans un environnement urbain dense.

Le futur complexe doit permettre d’accueillir des navires de grande capacité et de développer de nouvelles activités logistiques, industrielles et commerciales.

Une capacité initiale de 1,2 million de conteneurs par an

La première phase du projet prévoit notamment :

  • Un quai à conteneurs de 840 mètres ;
  • Un chenal d’accès maritime de 5 kilomètres ;
  • Un tirant d’eau pouvant atteindre 18 mètres ;
  • Une capacité annuelle initiale de 1,2 million d’EVP.

Une deuxième phase doit permettre l’extension du terminal, avec la réalisation de 410 mètres de quais supplémentaires et l’augmentation des capacités de manutention.

À terme, le port doit ainsi disposer d’infrastructures adaptées à la croissance du trafic maritime et aux besoins des opérateurs internationaux.

Plus de 1 000 personnes mobilisées sur le chantier

Au-delà de son importance logistique, le projet constitue également une source d’activité pour les entreprises de construction, les bureaux d’études et les spécialistes du génie civil.

Dans son communiqué de juillet 2026, DP World indiquait que 1 043 personnes travaillaient directement sur le chantier.

Les opérations mobilisent notamment des compétences dans les travaux maritimes, le dragage, la construction des ouvrages portuaires, la manutention des matériaux et l’ingénierie technique.

À plus long terme, le développement du port et des activités économiques associées devrait également soutenir la création d’emplois dans la logistique, le transport et les services industriels.

Les projections économiques avancées par les partenaires du projet évoquent un impact potentiel beaucoup plus large sur l’emploi national, mais ces estimations doivent être distinguées des postes effectivement créés sur le chantier.

Une zone économique pour accompagner le développement portuaire

Le projet de Ndayane ne se limite pas à la réalisation d’un nouveau terminal maritime.

Il s’inscrit dans une stratégie plus large visant à développer un écosystème industriel et logistique à proximité du port et de l’aéroport international Blaise-Diagne.

L’objectif est notamment de favoriser l’implantation d’entreprises, les activités de transformation, les services logistiques et les opérations de distribution.

Cette complémentarité entre infrastructures portuaires et zones économiques pourrait générer des besoins supplémentaires en bâtiments industriels, entrepôts, voiries, réseaux techniques et équipements spécialisés.

Elle représente ainsi un enjeu important pour les professionnels du BTP et de l’aménagement territorial.

Un futur pôle logistique pour l’Afrique de l’Ouest

Le positionnement géographique du port de Ndayane lui confère une dimension régionale.

Le Sénégal entend renforcer son rôle dans les échanges commerciaux entre l’Afrique de l’Ouest et les grandes routes maritimes internationales.

Le futur port pourrait notamment contribuer à améliorer les conditions d’acheminement des marchandises vers les marchés de l’hinterland ouest-africain, sous réserve du développement des infrastructures de connexion et des services logistiques nécessaires.

Cette ambition s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des infrastructures portuaires africaines, où plusieurs pays investissent dans de nouvelles capacités d’accueil et de manutention.

Pour le Sénégal, Ndayane doit ainsi compléter les infrastructures existantes et contribuer à renforcer la compétitivité de son système logistique.

Une livraison annoncée pour le troisième trimestre 2028

Le calendrier du projet a été précisé à l’occasion d’une rencontre organisée le 17 septembre 2026 entre les autorités sénégalaises et Mohammed Akoojee, directeur Afrique de DP World.

À cette occasion, le groupe a annoncé une livraison de l’infrastructure au troisième trimestre 2028.

Les autorités sénégalaises ont également rappelé l’importance du projet pour la transformation du secteur portuaire national.

L’achèvement anticipé du dragage constitue un jalon important, mais plusieurs étapes restent nécessaires avant l’exploitation commerciale du complexe, notamment la réalisation des ouvrages maritimes, l’installation des équipements et la préparation opérationnelle.

Un projet structurant pour les infrastructures sénégalaises

Avec le port de Ndayane, le Sénégal poursuit le développement d’une nouvelle génération d’infrastructures destinées à accompagner sa croissance économique et ses ambitions commerciales.

L’investissement de 1,2 milliard de dollars, les capacités portuaires annoncées et l’ampleur des travaux de génie civil témoignent de l’importance du projet.

Au-delà des installations maritimes, sa réussite dépendra également de la qualité des infrastructures terrestres, du développement des zones économiques et de l’intégration du port dans les chaînes logistiques régionales.

À l’horizon 2028, Ndayane pourrait ainsi devenir l’un des nouveaux pôles structurants de la logistique maritime en Afrique de l’Ouest, tout en ouvrant des perspectives pour les entreprises du BTP, de l’ingénierie et des services industriels.

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